10 Oct

HISTORIQUE

Ce n’est qu’en Janvier 1961 que la puissance coloniale songe à former des officiers sur place; ce qui était exclusivement réservé à l’étranger depuis déjà deux ans.

Le 15 Février 1961, L’Ecole des Chefs de Pelotons reçoit la première promotion des candidats Sous-Lieutenants. Ecole de la Garde Territoriale à ses débuts, Ecole de l’Armée Nationale ensuite, elle devient l’Ecole des Forces Armées en 1967.

Pour pallier à la carence des cadres nationaux compétents, les promotions se suivent rapidement : la première promotion en Janvier 1961, la deuxième en Avril 1961, la troisième en janvier 1962. Ce qui changera par la suite pour ne garder qu’une seule promotion au sortir de l’autre.

Pour élever le niveau et la compétence de ses cadres, le pays leur ouvre des domaines variés : aviation, marine, génie, transmissions. Des candidats sont envoyés en formation de base ou en stage dans différents pays amis.

Parallèlement à cette formation des officiers de l’Armée Nationale, un centre de formation pour Officiers gendarmes(Sessions des candidats officiers de la police judiciaire) ouvre ces portes en 1961 à Kamenge. C’est le 7 Mars 1967 que les autorités décident la fusion de l’Armée Nationale et de la Gendarmerie, et depuis, la formation des officiers est organisée dans un même centre dénommé « Ecole des Forces Armées(EFA) ».

La dotation des armées contemporaines en matériel sophistiqué prouve on ne peut plus en douter, que seule une combinaison des différentes branches de la science peut améliorer les techniques de commandement et de combat.

C’est dans ce souci d’accroître la formation des officiers que le Président de la République du Burundi crée « l’Institut Supérieur des Cadres Militaires (ISCAM) » par décret présidentiel n° 100/218 du 07 Novembre 1975.

Désormais, la majeure partie des officiers reçoivent leur formation à l’ISCAM et d’autres continuent à fréquenter des académies étrangères pour une plus grande ouverture d’horizons.

La durée de la formation et les matières à enseigner sont fixées à l’avance. Deux sections(facultés) ont été créées : les Sciences Economiques et Administratives (SEA) et Sciences Fondamentales (SF). Néanmoins, d’autres options sont envisageables dans l’avenir. Dans l’entre-temps, des candidats officiers sont formés à l’étranger et à l’Université du Burundi et dans d’autres universités privées dans des facultés non encore existantes à l’ISCAM suivant les besoins du Comdt.

Il importe à signaler que ce n’est qu’en 1993 que l’ISCAM a enregistré l’entrée du premier candidat officier  de sexe féminin.

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